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Assises supplémentaires de Parakou:L’âme de Coovi réclame-t-elle Gbadamassi ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 14/07/2014   
Lundi, 14 Juillet 2014 13:04

Les assises supplémentaires pour faire la lumière sur l’assassinat du juge Séverin Coovi, premier président de la Cour d’appel de Parakou se poursuivent. Les témoins défilent à la barre pour aider la justice à connaître le ou les auteurs du crime. Les dépositions de dame Sahada Issifou, un des témoins, et d’autres témoignages au cours de la semaine écoulée, ont fortement mis en cause la personne de l’honorable Rachidi Gbadamassi, ex-maire de Parakou, au moment des faits. La justice serait-elle amenée à reconsidérer le dossier et inculper Rachidi Gbadamassi ? Rachidi Gbadamassi risque à nouveau la prison dans le cadre de l’examen du dossier assassinat du juge Séverin Coovi. A moins qu’il dispose de preuves contraires pour prouver son innocence. En attendant, la sortie médiatique de son avocat, Me Paul Kato-Atita, à la suite de la déposition à la barre de dame Sahada Issifou et de bien d’autres témoins, donne matière à réflexion. En effet, alors que le procès se déroule, l’avocat a préféré s’entretenir avec la presse pour le déculpabiliser.Dans un procès en cours, l’avocat ferait mieux de défendre son client à la barre que de se livrer à l’exercice de sorties médiatiques. L’avocat de la partie civile, défendant les intérêts de la veuve Coovi, Me Alfred Pognon, est très serein et ne veut point se lancer dans les tergiversations inutiles. Il entend mettre tout ce qui est de son pouvoir et de son génie pour contribuer à la manifestation de la vérité dans ce dossier d’assassinat du juge Coovi, magistrat de son état et premier président de la cour d’appel de Parakou. De l’avis de plusieurs juristes, si les témoignages révèlent de nouvelles charges à l’encontre de l’ex-maire de Parakou, Rachidi Gbadamassi, la cour pourra être amenée à reconsidérer le procès. Dans ce cas, une procédure sera engagée pour lever le principe de l’inviolabilité constitutionnelle. Les juristes dissocient les moments des faits. L’assassinat a été commis à un moment où Rachidi Gbadamassi n’était pas député. Donc l’acte n’est pas commis dans l’exercice de ses fonctions de député. La levée de l’immunité ne serait alors pas une procédure compliquée.Le bureau de l’Assemblée nationale devrait le mettre facilement à la disposition de la justice. Jusque-là, Rachidi Gbadamassi ne s’est pas encore présenté aux assises. Sans doute, cette attitude traduit une éventuelle crainte du sort qui lui serait réservé par la Cour. En tout cas, pour l’honneur, Rachidi Gbadamassi devrait lui-même en personne se présenter à la barre pour éclairer la lanterne des juges et les amener à établir définitivement son innocence.

Jean-Claude Kouagou