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Ruée d’opposants vers la mouvance présidentielle : Des leaders dévoilent leur plan secret PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matin du 01/06/2011   
Mercredi, 01 Juin 2011 09:50

Les stratégies mises en œuvre par certains leaders de l’opposition à l’occasion de la dernière campagne électorale cachent leurs intentions réelles. Ce n’était qu’une supercherie ou un véritable marché de dupe qui a eu raison du candidat qu’ils prétendaient soutenir...

On entend dire depuis quelque temps, que des opposants, très bouillants hier, ont en réalité trahi leur propre candidat à la présidentielle et s’acharnent actuellement à négocier ou à faire des appels de pied à la mouvance présidentielle. Pourquoi sont-ils si pressés de rejoindre celui qu’ils ont ouvertement critiqué et diabolisé il y a à peine quelques mois ?

C’est ce comportement qui étonne le Béninois et bien d’observateurs qui se demandent si les politiciens de notre pays ont une personnalité et une dignité à préserver ? Ce n’est pas évident pour ceux qui sont actuellement pointés du doigt et ont fini par dévoiler leurs intentions.

Ce n’était pas des opposants convaincus et acquis à la cause du candidat qu’ils prétendaient soutenir.

Pour s’en convaincre,  il faut les apprécier à travers des actes qu’ils ont posés avant et après la tenue du scrutin et la proclamation définitive des résultats. Des sources proches de l’opposition révèlent que les fonds de campagne mis à la disposition de certains leaders ou des personnalités influentes de l’UN, ont été utilisés à d’autres fins ou partiellement investis ou même détournés, ce qui n’a pas permis au candidat unique de rassembler les suffrages nécessaires pour triompher de son challenger. Les auteurs de tels actes savaient donc pertinemment  qu’avec ce jeu flou, l’aventure n’irait pas loin.

L’autre élément de preuve qui a mis à nu la ruse et le plan secret de ces prétendus opposants, ce sont les discours confus et controversés qu’ils avaient tenus devant les électeurs. Les propos tenus et les arguments développés dans certaines circonscriptions électorales n’étaient pas vraiment soutenus et convaincants pour que les électeurs adhèrent à la cause du candidat de l’UN. On ne devrait donc pas chercher ou trouver les causes de l’échec du candidat uniquement dans la manière dont les élections sont conduites, les calculs des voix, les résultats donnés par les institutions et les griefs que certains exprimaient à l’endroit du Président Yayi. Le vers est dans le fruit et ces opposants déguisés ont fini par jeter leur masque.

A peine le président Yayi réélu et la victoire écrasante des FCBE confirmée après les législatives, ils ont changé automatiquement de discours et se bousculent actuellement autour du président Boni Yayi.

Ils savent que le malheureux candidat qu’ils ont dupé, ne peut plus constitutionnellement se présenter à la présidentielle de 2016. Et puisque certains d’entre eux n’ont plus d’audience et leur parti d’influence sur le terrain, ils s’empressent de rallier leur adversaire d’hier qu’ils ont tout le temps désavoué.

Où étaient-ils depuis le mandat précédent pour maintenant chanter à qui veut les croire que le président est mieux que d’autres et qu’il est un démocrate. Le discours était tout autre hier. Quel paradoxe ? Ils ont fini de tromper leur candidat et s’empressent actuellement pour aller disputer la place ou les postes politiques avec ceux qui sont restés fidèles au chef de l’Etat et qui se sont réellement battus pour lui donner la victoire à la dernière présidentielle. Ces politiciens ont donc plusieurs tours dans leur sac. Ils ont réussi leur coup de l’autre côté et pensent par leur revirement spectaculaire, moissonner là où ils n’ont rien semé.

Le malheureux candidat unique devra tirer les leçons qui s’imposent.

Quant au président Yayi, l’expérience acquise durant le quinquennat passé lui a certainement permis de mieux connaître la maison pour ne pas se laisser duper par ces champions de la transhumance qui ne sont mus que par leurs intérêts personnels notamment l’argent et les postes politiques.

Euloge R. GANDAHO