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Présidentielle du 13 mars 2011 :La mouvance invite l’ « Un » à respecter le choix du peuple PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Le Matinal du 18/03/2011   
Vendredi, 18 Mars 2011 08:22

Bourrage d’urnes, création de bureaux de vote fictifs, réception de cantines non scellées par la Cena, institution chargée de l’organisation des élections, fraudes massives. Ces propos tenus par certains candidats et autres acteurs politiques de l’opposition pour qualifier le déroulement du 1er tour de la présidentielle du 13 mars, ont provoqué la réaction du camp d’en face... Ce jeudi 17 mars 2011 au Chant d’oiseau à Cotonou, ils sont un certain nombre de députés de la mouvance présidentielle à apporter des clarifications sur le vote du dimanche dernier.

Face aux professionnels des médias hier, trois panels. Dans un premier temps, Marcel de Souza, porte-parole du président-candidat Yayi Boni et Sacca Lafia, ministre et coordonateur Fcbe dans le département du Borgou dans le cadre de l’élection. Le deuxième panel était constitué des députés Orou Séguéré, Thomas Ahinnou, Bénoît Dégla, Rachidi Gbadamassi et Célestine Adjanohoun. Ils ont été succédés par l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale Léon Bio Bigou, entouré de l’Honorable Bio Tessi et des anciens ministres Etienne Kossi et Léandre Houaga. D’entrée, les conférenciers ont précisé que le scrutin s’est bien déroulé. Ils ont ainsi remercié et félicité le peuple béninois pour sa maturité ainsi que tous les observateurs nationaux et internationaux. Au sujet des tendances après dépouillement, Sacca Lafia persiste et signe qu’en attendant la proclamation des résultats par les institutions habilitées, le président sortant Yayi Boni distance son challenger direct Adrien Houngbédji d’au moins 500 000 voix. « Ce qui le donne gagnant au 1er tour », a-t-il ajouté avant de préciser que les chiffres ne sont rien d’autre que la compilation des résultats « bureau de vote par bureau de vote sur toute l’étendue du territoire national ». Pour le ministre Lafia, conformément à la loi, les procès-verbaux de dépouillement sont disponibles au ministère de la Décentralisation, dans les chefs-lieux des communes et quiconque peut aller les consulter. A ceux qui affirment que c’est une victoire volée, il a répondu que c’est le fruit d’un bilan positif, d’une volonté d’un homme (le Dr Yayi Boni) qui a accepté de se sacrifier pour le peuple béninois. En tant que coordonateur des activité électorales dans le Borgou pour le compte de la mouvance présidentielle, Sacca Lafia absoud son camp des accusations de fraudes massives, de convoyages de cantines non scellées, de création du bureaux de vote fictifs dont il serait l’objet. Par rapport aux supposés bureaux de vote fictifs, le ministre de l’Energie et de l’eau a démontré document à l’appui, que cela est impossible. La Cps, la Miréna et la Cena à partir de la Lépi, ont établi un répertoire du nombre de votants et des bureaux de vote sur tout le territoire. Aux dires du ministre Lafia, les bureaux de vote fictifs dont parlent certains ténors de l’opposition sont dus à la loi complétive qui a autorisé l’enrôlement des laissés en rade et donc la création de bureaux de vote supplémentaires. Au sujet des cantines non scellées du Borgou/ Alibori convoyés à la Cena, Sacca Lafia a affirmé que lors du déploiement du matériel sur le terrain, ces cantines étaient sans cadenas. Sur la base de ces clarifications, le ministre Lafia en est parvenu à conclure que les accusations de l’opposition ne sont pas fondées. Il l’invite à cet effet, à la confrontation des chiffres au niveau de chaque bureau de vote et ce, sur toute l’étendue du territoire. Dans ses propos, Sacca Lafia a exhorté les Béninois à « ne pas céder à la manipulation et au mensonge ». L’Honorable Rachidi Gbadamassi estime pour sa part que c’est le peuple qui a parlé en sanctionnant une certaine classe politique. « Cela appelle à une méditation », a-t-il fait savoir avant d’inviter le candidat unique de l’Union fait la Nation à reconnaître ce choix du peuple. Aussi sereins, ces députés et ministres du camp présidentiel affirment que le Bénin ne balancera pas dans la guerre, malgré le climat politique tendu. « Il n’y aura rien, on se connaît tous au Bénin », a conclu le ministre de l’Energie et de l’eau, Sacca-Lafia.

Jacques A. Boco